Broderie, bricolage, cuisine, vie quotidienne, animaux
30 ans séparent ces deux dates ,
4 novembre 1976 : naissance de Violette dite Yéyette, qui sera la première de nos compagnonnes canines :
4 novembre 2006, 22 heures 30, à Binic, ton décès, ma Zoé d'amour ....
Après Violette, nous avions accueilli Roxanne, la chienne de Maman qui se sentait mourir et qui souhaitait que notre maison soit son refuge.
Roxanne a veillé sur Fifils comme sur la prunelle de ses yeux , a commencé à éduquer Jules avec moi, et est partie d'une thrombose à l'aube de ses 12 ans ...
Jamais plus ! c'est ce que nous avions décidé fermement ! plus jamais de chien à la maison !!!
Et puis, tu es apparue dans notre existence.
Une collègue avait parlé de toi à Doux Epoux qui propagea la nouvelle à la maison ... et bien sur , par acquis de conscience, nous sommes allés te voir...
C'est un petit museau noir , couvert de farine , qui nous est apparu un bel après-midi de juin 1995 !
Facétieuse, vive et intelligente, je te baptisais d'emblée Zoé , nom qui t'allais 100 fois mieux que celui de " Léria" dont on t'avait affublé ! enfin ... officiellement ! car la personne qui s'occupait de toi, t'avait surnommé : Furia en raison de ta vivacité !
A peine arrivée dans notre foyer, tu te montras digne de ton nom ! longtemps, tu trempas ta patte dans ton écuelle d'eau pour foncer à toute allure au travers de la maison, laissant sur ton passage de larges trainées d'eau ! et je râlais ! et je râlais !
Un autre jeu consistait à sauter sans prendre d'élan, sur la table où nous prenions notre petit-déjeuner, entrainant les dégâts que l'on peut imaginer ! mais comment en vouloir et gronder , une frimousse pareille ?
Sauter, était d'ailleurs, comme une seconde nature, chez toi ! tu avais observé Jules et, en bonne élève que tu étais, tu pris bien vite le même chemin : sautant sur la paillasse de la cuisine pour sortir par la fenêtre !!!
Très vite, tu pris l'habitude de nous piquer chaussons et chaussures , et jusqu'à ces dernières semaines, ce fut un jeu qui t'amusa beaucoup !
Tu allais jusqu'à voler chaussons et chaussures dans les autres maisons de l'allée où l'on t'accueillait avec affection , et souvent, Doux Epoux retrouva les chaussons de François, le mari de Claudine, près du lit, le long de ma place, là où tu dormais ...
Doux Epoux décida qu'il fallait te dresser ..... j'en ris encore !!!! mais enfin, c'est ce qu'il souhaitait ...
Alors , il t'inscrivit - et lui aussi, par la même occasion- à des cours d'agility et d'obéissance ......
Le résultat fut surprenant : Doux Epoux, dès lors, marcha fort correctement au pas, et toi, tu continuas comme avant à n'obéir qu'à moi ou qu'à Fifils ou Petit-Fifils !!!!
Jules fut ton grand copain, et vous vous entendiez comme larrons en foire .... souvent à notre détriment ! ne lui ouvrais-tu pas la porte quand il souhaitait sortir ?
Ne lui prêtais-tu pas ton flanc lorsqu'il le voulait ?
Avec Cléopâtre, c'était un autre jeu : elle sur la table, toi dessous, agitant ta queue près de son nez ... ce qui l'agaçait au plus haut point, entrainant des soufflages et des miaulements de mécontentement, tandis qu'elle essayait d'attraper la queue qui la narguait !
Et la Bretagne !!! tu l'adorais ! particulièrement la plage du Palus qui, à sa simple évocation , provocait un levage d'oreilles immédiat et plus qu'intéressé !
Lorsque Jules devint aveugle, tu veillas sur lui , l'aidant même parfois.
La maladie vint s'installer - un vilain cancer de la tête de l'humérus- mais malgrè plusieurs alertes, tu avais la volonté de vivre chevillée au corps ....
Et puis, ces derniers mois, tu avais une motivation supplémentaire de vivre : Sihanouk !
Jeudi soir , j'ai pris ce qui allait être ta dernière photo :
Samedi matin, tu es allée sur la plage, descendant sur les galets, ce que tu ne faisait plus depuis que ta patte te faisait souffrir, puis tu t'es régalée de biscuits avant d'aller te promener dans la voiture en notre compagnie ...
Samedi soir, ta respiration devint pénible et subitement tu ne pus plus te lever ....
Tu es partie , ta patte dans ma main , dans un endroit que tu adorais : le coffre de TA voiture, en Bretagne .... avant d'arriver à la clinique vétérinaire.
Tu nous rejoindra dans quelques jours ...
Mais déjà, je sais que tu as retrouvé mon Julius et ma Cléo, ainsi que Violette, Roxanne et Nana et que, cela j'en suis sure!, vous faites tourner le Bon Dieu des poilus en bourrique !!!!
Adieu ma Louvette ... nous t'aimons fort ....